L’angoisse de la page blanche / Adeline Arénas

26 février 2017

 

Pour un auteur, un journaliste, un rédacteur ou un étudiant (et d’autres), l’une des pires choses au monde est de se retrouver devant une feuille blanche, sans savoir quoi écrire dessus. On appelle communément ça l’angoisse de la page blanche. Et encore, le terme d’angoisse est faible.

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Il existe des dizaines d’articles sur la façon de lutter contre le manque d’inspiration. Les conseils sont à peu près tous les mêmes : il faut prendre l’air, faire autre chose, parler de son travail autour de soi pour que l’idée jaillisse d’une conversation… Tout cela est bel et bon, mais ce que ces articles ne disent pas (et je le sais, j’en ai moi-même écrit un de ce genre une fois, qui se voulait d’un fol optimisme), c’est que votre travail ne sera de toute façon pas fait au moment où vous vouliez le faire. A moins que vous ne soyez capable de rattraper votre retard en écrivant à la vitesse de l’éclair.

 

Ce qui n’a pour conséquence que de redoubler l’angoisse en question. Surtout quand vous aviez réservé une plage horaire exprès pour cette session d’écriture. Samedi matin, 10h30. Vous êtes prêt, réveillé, frais et dispos. Votre ordinateur (ou votre copie double) vous tend les bras. Vous vous asseyez… et puis rien. Alors qu’hier encore, vous aviez envie d’écrire ce fichu texte, mémoire, brouillon, peu importe !

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Comment faire ? Que faire ? Orage et désespoir, l’inspiration divine a disparu. L’envie n’est pas là. Il est temps pour moi de faire un aveu : comment croyez-vous que soit né cet article ? Précisément d’une panne d’inspiration. Alors que les sujets d’articles pour Ta Chatte me viennent toujours assez facilement, ce fut le néant pour celui de cette semaine. En désespoir de cause, j’ai décidé de parler de cette fameuse angoisse de la page blanche que nous avons tous connue à un moment ou un autre. (Sauf ce fou de Damon Albarn, qui se force à écrire une chanson par jour à heure fixe, même s’il n’est pas inspiré. Il est persuadé que c’est en forçant que ça sort. J’ai tendance à penser que j’écris moins bien quand je m’oblige à le faire, mais c’est subjectif.) La conclusion est simple : si vous n’arrivez pas à écrire, commencez éventuellement à griffonner en expliquant pourquoi vous êtes bloqué, en lâchant totalement la bride

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Soit vous arriverez à écrire un texte étonnamment plaisant pour vous, soit vos notes finiront en boule de papier rageusement jetée contre un mur, soit… vous glisserez, petit à petit, vers le texte ou le travail que vous deviez faire en vous asseyant à votre bureau. Dans tous les cas, vous ne resterez pas improductif, ce qui ne peut pas être mauvais. Courage, et retroussons nos manches !

 

Adeline Arénas.

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