Le consentement : c’est quoi ? / Ariane Arghyris

6 novembre 2016

Aujourd’hui mes chatons, on va parler de consentement. Pour quiconque a déjà suivi des cours d’éducation sexuelle au collège, vous avez dû apprendre que le consentement, c’est de ne pas s’approcher du minou de son-sa partenaire sans y avoir été invité-e.

Ça paraît tellement simple qu’on se demande pourquoi le consentement est parfois rompu.

Revoyons ensemble la leçon en quelques petits points essentiels :

  1. Le minou doit être conscient, et dire oui :

Un oui c’est quoi ? C’est pas « non » déjà. « Non » ne veut pas dire oui. Vous allez me dire, dans une relation où les deux partenaires se connaissent très bien et aiment jouer, parfois ils sauront entre eux que dans ce contexte de jeu… C’est l’exception qui confirme la règle. En dehors d’un contexte de jeu consenti avec règles établies préalablement, dans n’importe quelle relation, durable ou non, polyamoureuse, dans une relation monogame, avec un coup d’un soir, un plan chat-te, un plan à trois, à quatre, à douze, dans aucun cas « NON » ne signifie « OUI ».

Si la personne n’est pas réveillée et ne peut miauler consentement, cela équivaut à un « non ». Personne d’inconscient ne peut consentir à ce qu’on s’approche de son minou.

Et un « moui », ça veut souvent dire non. Donc redemandez, en cas de doute. « Eh, t’es sûr-e ? »

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  1. On peut changer d’avis :

Eh oui ! C’est une règle absolue ! A n’importe quel moment du jeu on peut faire « POUCE ! », comme quand on était petit-e-s ! Incroyable mais vrai. Même si vous avez la main à un centimètre du minou de votre partenaire, ielle peut vous dire « non », et ça sera définitif. Tant pis si vous êtes déçus. Le consentement ne doit pas être brisé, c’est la règle d’or. Ne me faites pas croire que vous n’avez jamais dit non à un gâteau que vous aviez pris dans le placard, parce que finalement vous n’en aviez plus envie une fois arrivés sur le canapé. C’est pa-reil.

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  1. Se taire, ce n’est pas consentir.

Vous avez tout fait comme il faut ? Vous avez demandé ? Ielle a dit… Ben vous n’êtes pas sûr-e en fait, ielle n’a rien dit. Mais vous avez compris dans son regard que… STOP. Un « oui » doit être franc et massif.

Alors si vous ne savez toujours pas, redemandez, ou arrêtez simplement.

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  1. Les viols ne sont pas perpétrés par des inconnus :

« Je connais un violeur », vous avez déjà entendu parler de ce tumblr ? Si vous voulez pleurer c’est l’endroit où aller. L’idée c’est que contre toute idée reçue, les viols se font souvent dans l’enceinte d’un foyer, par un-e proche, un-e ami-e, un parent, un-e partenaire.

Les statistiques de viols sont faussées par la quantité de viols non-déclarés car souvent la victime ne comprend même pas que c’en était un. Rompre le consentement de quelqu’un lors d’un acte à caractère sexuel, c’est ça, un viol. Et en aucun cas la victime n’est fautive

  1. L’emballage du minou, ça ne compte pas :

Avis aux minou-tes qui culpabilisent. Malgré ce que la société vous dit, rien ne justifie un viol. Pas une tenue, ni une attitude, ni même un premier oui changé en non, ou un silence : alors prenez votre temps bien sûr, et parlez-en si vous le sentez… Rien ne vous oblige à vous justifier, rien ne vous oblige à en parler, mais sachez juste que vous n’êtes pas responsables de la culture du viol, vous n’êtes pas responsables de l’attitude de votre agresseur*.

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  1. Rompre le consentement, ça commence tôt :

Oui, quand on pense consentement, on pense souvent au viol… Mais le consentement est souvent rompu dans d’autres contextes, comme par exemple, quand un parent oblige son enfant à faire un câlin à sa grand-tante ! Ou à manger quelque-chose qu’iellel n’aime vraiment pas…

Ciao les chat-tes, prenez soin de vos minous, et de ceux de vos partenaires !

*les viols sont perpétrés à plus de 99 % par des hommes. Parlons-en une autre fois.

Ariane Arghyris

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